Quelle est la différence entre un canon à son anti-intrusion et une barrière de son ?
La confusion est extrêmement fréquente.
Beaucoup de fabricants utilisent les termes barrière de son, canon à son ou système de dissuasion sonore comme s’ils étaient interchangeables.
En réalité, la différence est majeure, à la fois sur le plan technique, physiologique et opérationnel.
Barrière de son : plus de bruit, rien de plus
Une barrière de son classique a une fonction simple : augmenter le niveau sonore par rapport à une sirène traditionnelle.
Concrètement :
-
On prend une sirène industrielle
-
On pousse les décibels un peu plus haut
-
On parle de “barrière de son”
Mais sur le fond, il ne s’agit que d’un dispositif qui fait plus de bruit.
Limites d’une barrière de son
-
Action uniquement quantitative (plus de décibels)
-
Aucune maîtrise avancée des fréquences
-
Effet psychologique faible et prévisible
-
Acoutumance possible
-
Efficacité limitée face à des intrus déterminés
Autrement dit : plus fort ≠ plus efficace
Canon à son anti-intrusion : un fonctionnement totalement différent
Un canon à son anti-intrusion, tel que celui développé par Qualiforce, ne se contente pas d’augmenter le volume.
Il combine puissance sonore élevée et travail précis sur les fréquences.
Des niveaux sonores sans comparaison
Un canon à son opère dans des plages bien supérieures :
-
129 dB
-
133 dB
Mais ce n’est pas le cœur du système.
Le rôle central des fréquences
L’efficacité réelle d’un canon à son repose sur un principe clé : la modulation et l’alternance de fréquences spécifiques
Ces travaux sont issus :
-
de recherches scientifiques historiques
-
de développements militaires, notamment par l’United States Army
-
de recherches acoustiques avancées sur l’impact du son sur la perception humaine
Comment ça fonctionne concrètement
-
Utilisation de hautes fréquences ciblées
-
Alternance quatre fois par seconde
-
25 paliers progressifs par minute
-
Variation millimétrée et contrôlée
Cette alternance empêche le cerveau de s’adapter.
Résultat :
-
Perception sonore démultipliée
-
Saturation cognitive rapide
-
Désorientation immédiate
Effet physiologique et psychologique
Contrairement à une barrière de son classique, le canon à son agit sur :
-
la perception auditive
-
le système nerveux
-
la capacité de concentration
Il génère :
-
un sentiment de peur
-
un sentiment de panique
-
une incapacité à rester sur zone
Ce n’est pas seulement désagréable.
C’est intenable.
L’effet de surprise reste indispensable
Même avec la meilleure technologie, un point reste fondamental : l’effet de surprise
C’est là que l’usage du canon à son fait toute la différence.
Dans les établissements recevant du public (ERP)
-
Le canon à son reste invisible la journée - format canon à son nomade.
-
Stocké en réserve
-
Déployé uniquement la nuit
Résultat :
-
Aucun repérage
-
Aucun conditionnement des intrus
-
Surprise totale lors du déclenchement
Dans les sites non ouverts au public
-
Enceintes fixes au mur
-
Intégration permanente
-
Protection continue
Dans les deux cas, la stratégie est maîtrisée.
Attention aux abus de langage marketing
Aujourd’hui, n’importe quel industriel peut :
-
prendre une sirène puissante
-
augmenter légèrement les décibels
-
appeler ça “barrière de son” ou “canon à son”
C’est là que le discours devient trompeur.
Un vrai canon à son se reconnaît à :
-
sa gestion fine des fréquences
-
son alternance contrôlée
-
son effet perceptif réel
-
son incapacité à être supporté sur la durée
Si le système se contente de “faire plus de bruit”, ce n’est pas un canon à son.

Auteur : Lucas Prouteau, fondateur de Qualiforce, fabricant d'alarme lacrymogène et de canon à son anti-intrusion.