Quand le canon à son seul peut atteindre ses limites
Dans la majorité des cas, un canon à son correctement dimensionné provoque :
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la fuite immédiate,
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l’abandon de l’intrusion,
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la non-récidive.
Cependant, certaines situations particulières peuvent réduire son effet dissuasif :
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trahison interne ou repérage préalable,
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intrus préparés psychologiquement,
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volonté manifeste de rester sur zone malgré la dissuasion sonore.
Dans ces cas précis, renforcer la protection active peut devenir pertinent.
L’approche multi-couches : son + diffusion de gaz lacrymogène signé Qualiforce
Dans cette logique, Qualiforce propose, en option, d’intégrer :
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soit directement dans le canon à son,
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soit en module déporté,
des diffuseurs de gaz lacrymogène CS d’une capacité de 100 ml.
Ces diffuseurs utilisent :
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des cartouches de gaz CS,
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identiques à celles des gazeuses anti-agression disponibles légalement en armurerie.
Il ne s’agit pas d’un gaz militaire, mais d’un agent irritant civil réglementé.
Pourquoi associer le son et le gaz lacrymogène ?
L’objectif n’est pas de remplacer le canon à son, mais de le compléter dans des cas extrêmes comme des casses à la voiture bélier.
Effet combiné recherché
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le son provoque une surcharge cognitive immédiate,
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le gaz CS entraîne :
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irritation des yeux,
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larmoiement,
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toux réflexe,
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inconfort respiratoire.
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L’association des deux rend la poursuite de l’intrusion intenable, même pour un individu déterminé.
Deux modes d’activation possibles (cadre sécurisé)
1️⃣ Activation temporisée automatique
Le diffuseur peut être déclenché :
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après une temporisation de sécurité,
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uniquement si l’intrusion persiste malgré le canon à son.
Cette logique permet :
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de laisser une chance à la fuite immédiate,
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d’éviter toute activation inutile,
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de rester dans une démarche proportionnée.
2️⃣ Activation en autoprotection à l’arrachement
Dans ce mode, le diffuseur est activé :
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uniquement si le dispositif est arraché ou manipulé,
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grâce à un gyroscope intégré.
C’est un mode de protection du matériel, pas une dissuasion générale.
Ce scénario vise :
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les tentatives de neutralisation,
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le sabotage du système,
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les attaques ciblées sur le dispositif lui-même.
Pourquoi cette solution reste juridiquement maîtrisée
Points essentiels :
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le gaz CS est légal en usage civil,
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utilisé ici à des fins de protection dans le cadre de l'article 122-5,6 et 7 du code pénal.
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à la suite d'un sommation et d'une temporisation de sécurité.
Le dispositif n’immobilise pas, ne piège pas et ne bloque pas les issues.
Les intrus conservent toujours la capacité de quitter les lieux.
C’est une différence majeure avec des dispositifs opacifiant pouvant être assimilés à un piégeage.
À qui s’adresse réellement cette option ?
L’intégration d’un diffuseur lacrymogène est pertinente pour :
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sites à fort enjeu économique,
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zones exposées aux intrusions répétées,
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environnements à risque de trahison interne,
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dispositifs nécessitant une autoprotection renforcée.
Elle n’est pas nécessaire dans 90 % des installations.
Ce qu’il faut retenir
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Le canon à son reste la base de la dissuasion active
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Le gaz lacrymogène est une option de dernier recours
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L’approche doit rester :
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proportionnée,
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contextualisée,
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techniquement maîtrisée
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La sécurité efficace n’est pas dans l’escalade permanente, mais dans la capacité à répondre aux scénarios extrêmes sans dépasser le cadre légal.
Pour déterminer si cette option est pertinente pour un site donné, un échange avec Qualiforce permet de valider le scénario, le cadre d’usage et le niveau de proportionnalité.
Auteur : Lucas Prouteau, fondateur de Qualiforce, fabricant d'alarme lacrymogène et de canon à son anti-intrusion.

