Une question légitime face aux cambriolages modernes
Avec la montée des bandes organisées, des casses à la voiture bélier et des intrusions mûrement planifiées, une question revient souvent :
Le canon à son Blast est-il vraiment efficace si les intrus portent des protections auditives ?
La réponse est oui, mais pour bien le comprendre, il faut sortir d’une vision simpliste du son.
Premier facteur clé : l’effet de surprise
Le canon à son ne repose pas uniquement sur la puissance sonore, mais avant tout sur l’effet de surprise.
Dans un établissement recevant du public (ERP)
Il est tout à fait possible de :
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utiliser un canon à son fixe en format enceinte,
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ou plutôt d'utiliser un canon à son en format valise,
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conserver la valise en réserve en journée,
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et la déployer uniquement la nuit.
Le canon à son valise peut fonctionner :
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via l’alarme principale,
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en autonomie complète,
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ou avec une caméra à détection de mouvement (4G + Wi-Fi + GSM).
Cette stratégie permet de maintenir l’imprévisibilité, donc l’effet de surprise.
Que se passe-t-il si les intrus portent des protections auditives ?
Admettons le scénario le plus défavorable :
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les intrus savent qu’un canon à son est installé,
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ils arrivent équipés de protections auditives.
Atténuation réelle du son
Les protections auditives peuvent réduire :
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30 à 40 décibels perçus à l’oreille.
Dans ce cas :
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le son perçu devient comparable à celui d’une sirène classique.
Mais l’efficacité du canon à son ne s’arrête pas là.
Le son ne passe pas que par les oreilles
Contrairement à une sirène classique, le canon à son utilise des fréquences spécifiques qui :
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font vibrer la cage thoracique,
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font vibrer la boîte crânienne,
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provoquent une désorientation générale,
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empêchent toute communication verbale entre intrus.
Même avec protections auditives :
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il devient impossible de se coordonner,
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impossible d’entendre l’environnement,
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impossible de savoir si des forces de l’ordre approchent.
La surcharge cognitive reste présente.
La pression psychologique reste intacte
À cela s’ajoutent plusieurs facteurs :
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la peur d’être entendu par le voisinage,
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la perte totale de repères,
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l’impossibilité de communiquer,
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le stress lié à l’imprévu.
Le canon à son agit autant sur le psychologique que sur l’audition.
Et si l’on craint des intrus ultra-déterminés ?
Pour les scénarios extrêmes, il est possible de renforcer la dissuasion.
Couplage avec un diffuseur de gaz lacrymogène CS
Le canon à son peut être complété par :
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un diffuseur de gaz lacrymogène intégré ou déporté,
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utilisant une gazeuse CS de 100 ml, disponible légalement en armurerie,
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pilotée par électrovanne.
Trois modes de déclenchement possibles
1️⃣ Déclenchement automatique
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intrusion confirmée
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temporisation de sécurité
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son + gaz déclenchés ensemble
2️⃣ Déclenchement manuel à distance
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possible mais peu recommandé (intrusions très rapides)
3️⃣ Autoprotection à l’arrachement
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son déclenché seul au départ
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si l’enceinte ou la valise est attaquée
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le gyroscope interne déclenche le gaz
Une réponse proportionnée aux tentatives de sabotage.
Une approche volontairement invisible
Chez Qualiforce, le choix est clair :
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pas de dispositifs opacifiants,
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pas de brouillard bloquant la vision.
Pourquoi ?
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risque de chute ou de blessure,
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impossibilité de levée de doute,
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exposition juridique accrue.
Le canon à son est invisible,
le gaz lacrymogène l’est aussi,
la vision reste possible, la fuite aussi.
Conclusion
Même face à des protections auditives, le canon à son reste efficace grâce :
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à l’effet de surprise,
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aux vibrations corporelles,
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à la désorientation cognitive,
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à l’impossibilité de communiquer.
Et pour les scénarios les plus extrêmes, le couplage avec un diffuseur de gaz lacrymogène permet de franchir un niveau supplémentaire de dissuasion, tout en restant proportionné.

Auteur : Lucas Prouteau, fabricant d'alarme lacrymogène et de canon à son anti-intrusion.
