Faut-il raccorder son canon à son BLAST à l’alarme principale ou le faire fonctionner en parallèle ?

Faut-il raccorder son canon à son BLAST à l’alarme principale ou le faire fonctionner en parallèle ?

Une question centrale quand on découvre le canon à son BLAST

Lorsque vous commencez à vous intéresser au canon à son anti-intrusion BLAST, une question revient systématiquement :

Dois-je le raccorder à mon alarme principale ou le faire fonctionner de manière autonome ?

En réalité, plusieurs scénarios sont possibles, et chacun peut être pertinent selon votre situation.

Les trois cas de figure sont les suivants :

  1. Raccorder le canon à son dans le cadre d’une nouvelle installation complète

  2. Raccorder le canon à son à une alarme existante

  3. Conserver l’alarme existante et faire fonctionner le canon à son en parallèle et en autonomie

Voyons maintenant quelle est la meilleure stratégie selon votre configuration.

Cas n°1 : raccorder le canon à son à une alarme professionnelle existante

Si vous disposez déjà d’un système d’alarme professionnel, le raccordement direct du canon à son peut avoir du sens.

C’est notamment le cas avec des centrales reconnues telles que :

  • Daitem

  • Ajax Fibra

  • Risco

  • et d’autres solutions professionnelles équivalentes

À une condition essentielle

Vous devez disposer des codes d’accès et des droits de configuration.

Dans ce cas :

  • le canon à son BLAST se raccorde via contact sec, liaison bus ou relais radio,

  • il se déclenche sur détection confirmée,

  • il devient une brique dissuasive intégrée à votre système existant.

C’est une bonne option si vous avez une totale confiance dans votre alarme.

Cas n°2 : alarme grand public – pourquoi le raccordement est déconseillé

Si votre alarme actuelle est une alarme grand public, par exemple :

  • Diagral

  • Somfy

  • Tike Sécurité

  • ou d’autres systèmes non professionnels

Il n’est pas recommandé de raccorder directement le canon à son à ce type d’équipement.

Pourquoi ?

  • sécurité radio plus faible,

  • dépendance forte aux communications sans fil,

  • exposition accrue au brouillage,

  • fiabilité limitée en cas d’attaque ciblée.

Dans ce cas, deux options existent :

  • changer complètement de système d’alarme,

  • ou faire fonctionner le canon à son en parallèle, ce qui est souvent la solution la plus intelligente et économie.

Cas n°3 : faire fonctionner le canon à son BLAST en autonomie (solution la plus robuste)

C’est ici que la solution BLAST devient particulièrement intéressante.

Le canon à son peut fonctionner totalement en autonomie, indépendamment de l’alarme principale.

Comment ?

  • intégration d’une caméra Hikvision Wi-Fi,

  • avec secours GSM intégré,

  • montée directement sur :

    • une enceinte BLAST C1 ou C2,

    • ou une valise BLAST V2.

Cette caméra assure :

  • la détection de mouvement,

  • l’enregistrement vidéo,

  • et le déclenchement du canon à son sans dépendre de la centrale principale.

Et si les voleurs neutralisent l’alarme principale ?

C’est précisément là que le fonctionnement en parallèle prend tout son sens.

Scénario réel :

  • coupure d’électricité,

  • sabotage du système d’alarme,

  • neutralisation radio,

  • ou brouillage 4G / Wi-Fi.

Même dans ce cas :

  • le canon à son continue de fonctionner,

  • la caméra intégrée détecte l’intrusion,

  • la carte interne du canon déclenche le son.

Point clé :
la caméra est filaire fixé sur le canon à son, il n’y a aucune communication radio entre les deux.

C’est une architecture anti-brouillage extrêmement robuste.

Autonomie électrique : un avantage décisif

Autre point souvent sous-estimé : l’autonomie en cas de coupure de courant.

  • Une alarme classique : tombe souvent en panne au bout de 12 à 16 heures

  • Un canon à son BLAST avec caméra : peut tenir plus d’une semaine en autonomie, sans électricité

Sur les attaques longues ou les sites isolés, la différence est majeure.

Quelle est la meilleure stratégie ? La grille de lecture simple

Pour conclure, la décision peut se résumer très simplement :

Raccordement à l’alarme principale conseillé si :

  • votre alarme est professionnelle,

  • vous avez les codes d’accès,

  • vous avez une totale confiance dans sa robustesse.

Fonctionnement en parallèle conseillé si :

  • votre alarme est grand public,

  • vous doutez de sa résistance au brouillage,

  • vous voulez une sécurité redondante,

  • vous souhaitez une protection de dernier recours autonome.

Dans ce cas, le canon à son BLAST devient indépendant, résilient et extrêmement dissuasif.

Conclusion

Le canon à son BLAST n’impose aucun choix rigide.

Il peut :

  • s’intégrer parfaitement à une alarme professionnelle existante,

  • ou fonctionner en parallèle, comme un système autonome de dissuasion ultime.

Dans un contexte où :

  • les attaques sont de plus en plus rapides,

  • le brouillage devient courant,

  • et les sabotages ciblés se multiplient,

la redondance est souvent la meilleure stratégie de sécurité.

C’est précisément cette souplesse d’intégration qui fait du canon à son BLAST un outil de protection moderne, évolutif et résilient.

Auteur : Lucas Prouteau, fondateur de Qualiforce, fabricant d'alarme lacrymogène et de canon à son anti-intrusion.