Une question légitime : le canon à son va-t-il déranger les voisins ?
Lorsqu’on découvre le principe d’un canon à son anti-intrusion, une question revient systématiquement :
Est-ce que ce type de dispositif ne risque pas de déranger fortement le voisinage ?
La question est parfaitement légitime, surtout lorsque l’on parle de puissances allant de 129 à 133 décibels.
Voyons les choses factuellement, chiffres à l’appui.
Rappel : qu’est-ce qu’un canon à son BLAST ?
Le canon à son BLAST, développé par Qualiforce, qu’il soit :
est un dispositif sonore à :
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variation rapide de fréquences,
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créant un effet de perception amplifiée,
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et une surcharge cognitive immédiate chez l’intrus.
L’objectif n’est pas de “faire du bruit dans le vide”, mais de rendre la situation intenable pour le cambrioleur.
Les décibels : ce que les chiffres veulent vraiment dire
Un point fondamental est souvent mal compris.
Les 133 décibels sont mesurés à 1 mètre
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La valeur annoncée (129 à 133 dB) est une mesure à 1 mètre de la source sonore.
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Comme toute onde sonore, la pression chute avec la distance.
Exemple concret
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À 12 mètres, il reste environ 123 à 124 décibels en champ libre.
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Ce chiffre continue de baisser avec l’éloignement.
L’impact des murs, portes et parois
C’est ici que se situe le point clé.
Dès qu’une onde sonore traverse :
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un mur,
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une porte fermée,
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une paroi,
la pression sonore chute de 25 à 30 décibels.
Résultat concret
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133 dB à l’intérieur
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deviennent 95 à 98 dB maximum de l’autre côté d’un mur
On se situe alors en dessous des seuils réglementaires extérieurs.
Que dit la législation sur les sirènes d'alarme extérieure ?
En extérieur, la réglementation impose :
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de ne pas dépasser 115 décibels pour une sirène ou un dispositif sonore.
- ne pas dépasser la durée de 3 minutes
Dans le cas du canon à son BLAST :
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la pression sonore chute naturellement sous ce seuil dès qu’il y a une paroi,
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le dispositif reste conforme dans un usage domestique ou collectif maîtrisé.
Conséquence importante : des usages possibles et sécurisés
Cette atténuation naturelle ouvre des usages très spécifiques et intéressants.
1️⃣ Protection du domicile en cas de home-jacking
Il est possible :
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d’activer le canon à son depuis une zone sécurisée (chambre),
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de rester hors de portée directe,
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tout en provoquant une dissuasion massive dans les zones d’accès.
Les occupants ne sont pas impactés comme l’intrus.
2️⃣ Sécurisation d’espaces communs (cage d’escalier, halls)
Dans certains contextes :
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cages d’escalier squattées,
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trafics récurrents,
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occupations abusives,
il est possible :
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d’activer le dispositif depuis un ou plusieurs appartements,
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sans être identifié,
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sans exposition directe.
L’onde sonore agit là où elle est nécessaire, pas ailleurs.
Un fonctionnement volontairement limité dans le temps
Autre point essentiel : les canons à son BLAST sont volontairement bridés dans leur durée d’émission.
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Durée maximale : 3 minutes par détection confirmée
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Puis arrêt automatique
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le système se réarme automatiquement,
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sans limite de déclenchements,
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sans rechargement de produit chimique, contrairement à un générateur de brouillard.
Si les intrus reviennent : le dispositif repart.
Vidéo de démonstration : test intérieur VS extérieur
Conclusion
Le canon à son anti-intrusion BLAST est conçu pour :
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impacter l’intrus,
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pas le voisinage,
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ni les occupants protégés.
C’est précisément cet équilibre qui en fait une solution de protection active crédible, maîtrisée et responsable.
Auteur : Lucas Prouteau, fondateur de Qualiforce, fabricant d'alarme lacrymogène et de canon à son anti-intrusion.

