Comment reconnaître un vrai canon à son anti-intrusion ?

Comment reconnaître un vrai canon à son anti-intrusion ?

Le guide pour ne pas se faire piéger par le marketing

Le terme canon à son est aujourd’hui galvaudé.
De plus en plus de fabricants utilisent cette appellation pour désigner… de simples sirènes un peu plus puissantes.

Résultat : confusion totale pour les acheteurs.
Et surtout : inefficacité sur le terrain.

Voici les critères objectifs pour reconnaître un vrai canon à son anti-intrusion, et éviter les faux dispositifs rebaptisés à des fins marketing.

1. Un vrai canon à son ne se résume pas aux décibels

Premier piège classique :

“Il fait 125 à 138 dB, donc c’est un canon à son.”

Faux.

N’importe quel industriel peut :

  • prendre une sirène industrielle

  • la mettre dans un beau boitier

  • afficher un chiffre impressionnant

Plus de décibels ne veut pas dire plus d’efficacité.

Un vrai canon à son fonctionne sur deux leviers combinés :

  • la puissance sonore

  • la gestion avancée des fréquences

2. La signature d’un vrai canon à son : le travail sur les fréquences

C’est le critère numéro 1.

Un vrai canon à son anti-intrusion repose sur :

  • des fréquences ciblées

  • une alternance rapide

  • une variation contrôlée et mesurée

Ces principes sont issus :

  • de recherches acoustiques avancées

  • de travaux scientifiques historiques

  • de développements militaires (notamment par l’United States Army)

Si le fabricant est incapable d’expliquer comment il travaille les fréquences, ce n’est pas un canon à son.

3. L’alternance de fréquences : impossible à supporter, impossible à anticiper

Un vrai canon à son ne diffuse pas un son continu.

Il fonctionne avec :

  • une alternance de fréquences plusieurs fois par seconde

  • des paliers progressifs

  • une modulation empêchant toute adaptation du cerveau

Effet recherché :

  • saturation sensorielle

  • désorientation immédiate

  • perte de repères

  • panique

Un dispositif que l’on peut “supporter” plusieurs dizaines de secondes sans réaction n’est pas un canon à son.

4. Effet physiologique réel, pas seulement auditif

Une sirène fait du bruit.
Un vrai canon à son agit sur la perception humaine.

Il provoque :

  • stress intense

  • réflexe de fuite

  • incapacité à rester sur zone

  • arrêt immédiat de l’intrusion

Si l’effet se limite à “c’est fort”, l’impact est insuffisant.

Un vrai canon à son est conçu pour faire décrocher le cerveau, pas juste les tympans.

5. Capacité à rester discret et imprévisible

Autre critère fondamental souvent oublié : l’usage réel.

Un vrai canon à son est pensé pour :

  • rester invisible en journée dans les ERP

  • être déployé uniquement la nuit

  • éviter tout repérage préalable

C’est ce qui permet :

  • l’effet de surprise

  • l’absence d’habituation

  • une efficacité constante dans le temps

Un dispositif fixé en permanence, visible, connu de tous devient prévisible.

6. La classification du dispositif : un point clé

Un vrai canon à son :

  • n’est pas une sirène

  • n’est pas une alarme classique

  • appartient à la catégorie des barrières de son avancées

Pourquoi c’est important ?

  • les normes des sirènes sont plafonnées

  • les canons à son n’y sont pas soumis

  • leur conception est totalement différente

Si le produit est vendu comme une “sirène très puissante”, ce n’est pas un canon à son.

7. Transparence technique du fabricant

Dernier filtre, mais pas des moindres : le discours du fabricant

Un vrai fabricant de canon à son est capable de parler :

  • de fréquences

  • de cycles

  • d’alternance

  • d’effets perceptifs

  • de scénarios d’usage concrets

À l’inverse, un discours flou, centré uniquement sur le marketing, est un signal d’alerte.

C’est précisément ce qui distingue des acteurs spécialisés comme d’une simple sirène rebadgée.

Auteur : Lucas Prouteau, fondateur de Qualiforce, fabricant d'alarme lacrymogène et de canon à son anti-intrusion.